L'étalement urbain ralentit


La ville s’étend : de nouveaux quartiers apparaissent, les zones d’activités se développent.

Mais aujourd’hui le rythme de l’étalement urbain ralentit. À la notion d’extension urbaine s’ajoutent celles de densification urbaine et de renouvellement urbain.
C'est ce que nous enseigne le bilan de la consommation foncière entre 1999 et 2013.

L’info
La surface urbanisée a augmenté de 1355 hectares en 14 ans, soit approximativement la surface de l'île de Groix (1470 ha).

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Article paru dans le Barographe n°25, juin 2016

Sources

Cadastre 2013, MAJIC

Traitement

AudéLor

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Arnaud Le Montagner


Sur la période 1999 -2013, la surface urbanisée du Pays de Lorient est passée de 11228 ha à 12583 ha. Soit une augmentation de 1355 ha et une moyenne de 97 ha par an. À y regarder de plus près, le rythme de la croissance urbaine marque un net ralentissement à partir de 2009, avec une évolution annuelle moyenne limitée à 57 ha contre 109 ha sur la période 1999 -2006 et 120 ha sur 2006 -2009.

Les pôles urbains deviennent majoritaires

Afin d’appréhender plus finement les questions relatives à l’étalement urbain mais aussi au renouvellement et à la densification, l’espace urbanisé a été décomposé en trois catégories : les pôles urbains mixtes, les espaces urbains diffus et les zones d’activités économiques.

- Les pôles urbains mixtes sont des espaces d’habitat ou mixtes formant les principaux ensembles urbains des communes et identifiés dans le Schéma de cohérence territoriale comme pôles de l’armature urbaine du territoire.
- Les espaces urbains diffus, ou déconnectés des pôles urbains, qui, au regard de la législation actuelle, n’ont plus vocation à se développer.
- Les zones d’activités économiques ne sont pas prises en compte dans les calculs de densité de logements.

Les pôles urbains couvrent près de 5800 hectares en 2013 alors que l’espace urbanisé diffus ou déconnecté s’étend sur un peu plus de 5500 hectares.
C’est à partir du début des années 2000 que la surface des pôles urbains devient supérieure à celle des espaces urbains diffus ou déconnectés.

Globalement, on gagne en densité

De fortes disparités existent entre les communes, tant en matière de typologie d’espace urbain que de localisation des nouveaux logements.

Sur l’ensemble du territoire, 42% des quelques 20000 logements construits entre 2000 et 2013 ont été réalisés dans le périmètre des pôles urbains de 1999.

On considère alors que ces logements participent à la densification ou au renouvellement des centralités et qu’ils ne génèrent pas d’étalement urbain. 35% des logements construits entre 2000 et 2013 ont constitué des extensions des pôles urbains. On comptait dans ces extensions 9,3 logements à l’hectare pour la période 2000-2006 contre 11,2 pour la période 2007- 2013. Ce gain est dû à la commercialisation de parcelles plus petites et à l’intégration de nouvelles formes d’habitat dans les quartiers nouveaux.

Les 23% restant sont des logements construits hors pôles urbains et donc considérés comme urbanisation déconnectée ou diffuse. La densité moyenne des extensions de ces espaces urbains déconnectés ou diffus est de 5 à 6 logements à l’hectare.