Emplois et productions agricoles

Cette page vise à dresser un état des lieux de l’agriculture en 2012 en matière d’emplois, de types de production et de surfaces mobilisées. Ainsi l’observation des évolutions depuis 2007 permet de prendre la mesure d’un secteur économique important pour le pays de Lorient.

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Sources :

données MSA 56 2012, INSEE RP 2009, Traitements : AudéLor

Contact :

Rozenn Ferrec

Télécharger l'étude :

Communication n° 55, PDF, 1.4 Mo, juin 2013

Autres ressources :

Agriculture biologique et diversification en 2010
Dix ans d'évolution de l'agriculture

Chiffres repères

Population

Superficie (ha)

Hab/km²

Pays de Lorient

214170

85500

250

Pays de Vannes

201650

152300

132

Pays d'Auray

85368

60600

141

Pays de Rennes

455480

114500

398

Pays de St Malo

162130

110700

147

 

Un secteur d’emplois très important pour certaines communes

Sur l’ensemble du pays, les emplois agricoles (chefs d’exploitations et co-exploitants, conjoints, aides familiaux et salariés) représentent 2 % des emplois totaux (MSA 2012 et INSEE 2009). La variation de cette part dans l’emploi est très forte selon les communes, allant de 0 à 56 %.
Pour 9 communes du pays de Lorient, l’emploi agricole représente au moins 1 emploi sur 10. Il peut s’agir de petites communes mais aussi de communes plus importantes comme Languidic et Inzinzac-Lochrist (qui comptent respectivement 2174 et 756 emplois totaux).
Cette part est même de plus de 25 % pour 5 d’entre-elles, au nord du pays, soit 1 emploi sur 4

Remarque

La comparaison des chiffres sur la population active en effectifs du RGA 2010 et du fichier MSA 2010 ne fait pas apparaître de différence.

Un secteur qui recrute

La préservation de ce secteur économique apparaît donc primordiale pour ces communes, d’autant plus que sur les 6 dernières années il est même créateur d’emplois. La population active agricole dans les exploitations est passée de 1244 personnes en 2007 à 1504 en 2012, soit une augmentation de21% des effectifs.

Cette augmentation de la population active est surtout le fait de la constante augmentation du nombre de salariés. Ils sont passés de 53 en 2007 à 332 en 2012 soit une augmentation de 526 %. Il faut cependant noter qu’entre 2000 et 2007, le salariat, comme la population active agricole avait subi une baisse importante. La reprise du secteur agricole depuis 2007 démontre de l’adaptation du monde agricole sur le pays de Lorient (regroupement, ouverture vers les nouveaux marchés, etc.).

Cette augmentation du salariat induit un poids plus important des salariés dans la population active.

Ainsi au 31 décembre 2012, plus d’une personne sur quatre du monde agricole est un salarié hors cadre familial. Les aides familiaux ont quasiment disparu et les conjoints sont en baisse constante pour n’être qu’au nombre de 64 fin 2012.

La production laitière dominante

La production de bovins–lait comprend les chefs d’exploitation déclarés sur l’élevage laitier, le bovin-viande et l’élevage laitier ou bovin associé à la culture. Sur ces trois productions, l’élevage laitier est très largement dominant.
Cette production est aussi très dominante pour la plupart des communes. Sur 30 communes, seules 3 ont une autre production dominante : Plouhinec et Groix ont plus de chefs d’exploitation déclarés sur du maraîchage et Riantec sur l’élevage porcin.
À Languidic, Inguiniel ou Inzinzac-Lochrist, malgré l’importance de la volaille, le nombre de chefs d’exploitation reste supérieur en élevage laitier. Mais, dans ces 3 communes, beaucoup d’exploitations laitières ont aussi créé un atelier volaille.

Une forte part des chefs d’exploitation dans le lait et bovins au nord du pays

L’élevage laitier est très présent sur tout le territoire. Ainsi chaque commune à un poids modéré dans la production du pays. Seules Languidic et Bubry regroupent plus de 10 % des chefs d’exploitation du territoire dans la production de lait et bovins. Avec Plouay, ces 3 communes représentent plus d’un tiers des chefs d’exploitation de la production.

Des productions d’élevage hors-sol concentrées

Selon les données de la MSA, 11% des chefs d’exploitation du pays (au nombre de 138) sont positionnés sur ce type de production agricole.
Trois communes, Languidic, Inguiniel et Bubry, regroupent plus de la moitié des chefs d’exploitation du territoire sur une production hors sol.

1 chef d’exploitation sur 5 en élevage hors sol sur 6 communes

Au niveau communal, les chefs d’exploitation en élevage hors-sol sont moins nombreux que dans les productions laitières et végétales. Cependant ils représentent quand même plus de 1 chef d’exploitation sur 5 à Languidic, Inzinzac-Lochrist, Cléguer et Guidel, voire plus d’1 chef d’exploitation sur 3 à Inguiniel et Riantec.

Des productions végétales présentes sur tout le territoire

Parce qu’elle regroupe des productions diférentes (céréales, légumes de conserve et d’industrie et maraîchage), la production végétale est assez présente sur l’ensemble du territoire. Languidic et Plouhinec représentent 27 % des chefs d’exploitation en productions végétales, avec des productions toutefois très diférentes : céréales sur Languidic, maraîchage sur Plouhinec. D’autres communes ont une part assez importante de chefs d’exploitation dans ce secteur, comme Kervignac, Caudan et Guidel, qui sont davantage spécialisées dans les légumes de conserve et d’industrie.

Une production majoritaire sur 4 communes

Dans 10 communes, les productions végétales représentent plus d’1 chef d’exploitation sur trois.
Sur 4 communes (Plouhinec, Groix, Nostang et Locmiquélic) plus de la moitié des chefs d’exploitation sont déclarés sur une production végétale.
Les communes qui ont une représentation plus forte des chefs d’exploitation sur les productions végétales se situant autour de Lorient-Lanester (sauf Ploemeur), à Nostang, Plouhinec et Groix.

Une spécialisation des communes avec surreprésentation de certaines productions

Si on compare la part de la commune en nombre de chefs d’exploitation sur l’ensemble de la production pour le territoire, des spécificités ressortent. Par exemple à Languidic, le nombre de chefs d’exploitation en bovins-lait est de 78, soit 11% des chefs d’exploitation bovins-lait du pays. Le nombre de chefs d’exploitation dans la production hors-sol est beaucoup moins important (38) mais représente 14% des chefs d’exploitation hors-sol du pays. La part de Languidic dans la production hors-sol du pays de Lorient est donc plus importante qu’en bovins-lait et le hors-sol est une spécificité de la commune à l’échelle du pays de Lorient.

 

 

Des liens forts entre l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire

D'après une étude de 2005, les débouchés des exploitations agricoles (coopératives, entreprises de négoce ou IAA) se situent pour moitié dans le pays de Lorient et, pour l'autre moitié, dans d'autres secteurs de la Bretagne, principalement dans le Morbihan ou le Finistère

Les entreprises agroalimentaires sont des maillons essentiels de ces filières et pèsent un poids non négligeable dans l'emploi du pays de Lorient ou des pays voisins.
L’industrie agro-alimentaire hors transformation du poisson et boulangerie représente 2300 emplois sur le pays de Lorient.
Deux laiteries sont implantées sur le pays de Lorient (Lorco à Pont-Scorff et la laiterie de Kerguillet à Plouay, spécialisée dans les produits locaux et bio). À Plouay et Languidic, les entreprises d'abattage et de transformation de volailles (Socalys, Celtys…) sont d’importants employeurs.
La société alimentaire de Guidel et les salaisons de Guémené sont spécialisées dans la transformation de viande (bovin, porc). Une légumerie (Délivert à Plouhinec) est aussi installée sur le pays de Lorient. Le pays de Lorient compte également des usines de fabrication d'aliments du bétail à Languidic et Hennebont (Nutréa et Poulain).

Les emplois directs des exploitations et ceux de l’industrie agroalimentaires cumulés sont au nombre de 3900.

Une agriculture soumise à la pression urbaine : évolution de la SAU

Le premier outil de travail de l’agriculture est la terre. La part de la SAU dans la superficie du pays de Lorient est désormais de 41%. Elle dépasse encore la moitié de la surface de quelques communes situées au nord de l’A82.

Le taux d’urbanisation des communes a un impact important : les espaces agricoles ont quasiment disparu à Port-Louis et Gâvres, se sont réduits à Lorient mais également à Lanester, Larmor-Plage ou Hennebont. L’importance des
espaces naturels dans la surface communale peut également jouer (Sainte-Hélène et Groix).


Deux types de surfaces sont observés, celle dont les exploitations disposent et celle des communes. Les évolutions de ces deux surfaces restent très liées et suivent les mêmes tendances. La Surface Agricole Utile de l’ensemble des communes reste toujours supérieure à celle de l’ensemble des exploitations du pays, car une partie des terres est travaillée par des exploitations installées dans les communes voisines du pays de Lorient. Cependant, depuis 2007, la perte de SAU communale est plus forte (-2156 ha) que celle des exploitations (-1137 ha).

Remarque
Des pics de baisse de SAU peuvent être observés d’une année sur l’autre lorsqu’ une exploitation a cessé son activité et que l’exploitation ou les terres n’ont pas été reprises dans la même année.

Cette perte de SAU correspond aux surfaces soustraites à l’activité économique agricole. Il faut noter qu’elle est supérieure aux surfaces artificialisées durant cette période car la pression sur les espaces agricoles s’exerce aussi par d’autres phénomènes que l’urbanisation : rétention foncière, achat de terres agricoles pour des activités de loisirs (chevaux, etc).