Agriculture biologique et diversification en 2010

Les nouveaux marchés de l’agriculture

Sur un territoire contraint, le pays de Lorient s'est adapté et s’est davantage tourné vers les marchés émergents pour l'agriculture en diversifiant ses activités agricoles et en commercialisant sa production via les circuits courts.

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Sources :

données MSA 56 2012, INSEE RP 2009, Traitements : AudéLor

Contact :

Rozenn Ferrec

Télécharger l'étude :

Communication n° 54, pdf, 1.4 Mo, juin 2013

Autres ressources :

Emplois et productions agricoles
Dix ans d'évolution de l'agriculture

 

Chiffres repères

Population

Superficie (ha)

Hab/km²

Pays de Lorient

214170

85500

250

Pays de Vannes

201650

152300

132

Pays d'Auray

85368

60600

141

Pays de Rennes

455480

114500

398

Pays de St Malo

162130

110700

147

 

L'agriculture biologique au pays de Lorient

Part des exploitations en agriculture biologique
Part des exploitations en agriculture biologique
Part de la SAU bio
Part de la SAU bio

Le Pays de Lorient fait figure de pionnier au sein de la région.
Avec 6,3 % des exploitations en agriculture biologique (4% sur le Morbihan et la Bretagne), le Pays de Lorient se hisse au 2ème rang des Pays Bretons bio derrière le Pays de Redon et Vilaine. En France la proportion des exploitations en agriculture biologique est de 5%.

Le Pays de Lorient, avec ceux de Vannes et Rennes, présente une part plus importante de surface en agriculture biologique (4,7 % contre 3,7% dans le Morbihan et 3,2 % en Bretagne). Le nombre d’exploitations en agriculture biologique est plus important sur le Pays de Lorient. Les territoires de Vannes et Rennes présentent une part plus faible en nombre d’exploitation mais ces dernières occupent des surfaces moyennes plus importantes : 35,3 ha sur le Pays de Lorient contre 51,2 ha à Vannes et 48,3 ha à Rennes. Ainsi le Pays de Lorient approche les 5% de surface agricole biologique en 2010 alors que l’objectif national est de 6% en 2012.

En France le plan agriculture de 2007 visait à tripler les surfaces agricoles pour 2012 c'est-à-dire de passer de 2 à 6%.

En termes d’orientations principales des exploitations les différents territoires observés ne présentent pas la même structure de production biologique. Ainsi, l’ensemble de la Bretagne, le Morbihan, les Pays de Vannes, d’Auray et plus fortement celui de Rennes sont orientés sur le "bovins-lait" (de 24 à 45 % des exploitations biologiques). Alors que les Pays de Lorient et Saint-Malo n’atteignent pas les 20 % sur le "bovins-lait" et ont davantage orienté leur production biologique sur le "végétal" : "maraîchage" et "grandes cultures" cumulés atteignent plus de 40%.

Orientation principale des exploitations (OTEX) en agriculture biologique (en % du nombre d'exploitations)

ovins, Caprins

Maraichage et horticulture

Autres bovins (lait et viande)

grandes cultures

Polyculture et poly-élevage

Elevages hors-sol

Bovins
lait

Pays de Lorient

8,00%

23,00%

2,00%

21,00%

8,00%

15,00%

17,00%

Pays de Vannes

12,00%

16,00%

17,00%

6,00%

10,00%

4,00%

32,00%

Pays d'Auray

16,00%

24,00%

12,00%

8,00%

4,00%

8,00%

24,00%

Pays de Rennes

8,00%

8,00%

5,00%

10,00%

16,00%

8,00%

45,00%

Pays de Saint-Malo

4,00%

31,00%

6,00%

22,00%

12,00%

4,00%

18,00%

Morbihan

9,00%

13,00%

10,00%

12,00%

11,00%

12,00%

31,00%

Bretagne

7,00%

10,00%

9,00%

16,00%

15,00%

14,00%

26,00%

La diversification

Part des exploitations ayant diversifié leurs activités
Part des exploitations ayant diversifié leurs activités
Part des exploitations diversifiées dont 75% du chiffre d'affaires est lié à ces activités
Part des exploitations diversifiées dont 75% du chiffre d'affaires est lié à ces activités

Les exploitations du Pays de Lorient sont davantage concernées par la diversification (9%) que sur le département et la région (7%) mais moins que certains Pays comme ceux d’Auray (14%) et de Saint-Malo (12%).

12% de la population active agricole du Pays de Lorient travaille dans les exploitations diversifiées. Ainsi c'est même un quart des salariés agricoles qui sont employés dans une exploitation qui a diversifié son activité.

Les activités de diversification peuvent représenter une forte source de chiffre d'affaires pour les exploitations. Ainsi 22% d'entre-elles sur le territoire (19% pour le Morbihan et 18% pour la Bretagne) réalisent plus de 75% de leur chiffre d'affaires avec les activités de diversification de l'exploitation. Les autres Pays observés affichent les mêmes résultats, sauf le Pays de Saint-Malo malgré davantage d’exploitations diversifiées.

Sur le territoire les activités de diversification portent surtout sur la transformation (lait + autres produits agricoles) à hauteur de 31 %. La diversification vers la transformation concerne 29% des exploitations diversifiées sur le Morbihan, 25% sur la Bretagne, de 28 à 44 % sur les autres Pays bretons observés, hormis le Pays de Saint-Malo avec 14% seulement. L'hébergement est la seconde activité de diversification avec une importance moindre pour le Pays de Lorient (22%) que sur la région (27%) et sur les autres pays bretons observés (de 32 à 46% pour les Pays de Vannes, Auray et Saint-Malo).

Part des filières de diversification

travail à façon agricole

Hébergement

Restauration

Transformation (lait, autres…)

Activités de Loisirs

Pays de Lorient

9,00%

22,00%

 Secret statistique

31,00%

12,00%

Pays de Vannes

7,00%

32,00%

4,00%

28,00%

16,00%

Pays d'Auray

8,00%

35,00%

 Secret statistique

44,00%

 Secret statistique

Pays de Rennes

14,00%

14,00%

4,00%

32,00%

15,00%

Pays de Saint-Malo

20,00%

46,00%

 Secret statistique

14,00%

9,00%

Morbihan

19,00%

23,00%

4,00%

29,00%

12,00%

Bretagne

20,00%

27,00%

3,00%

24,00%

9,00%

Les filières principales de la diversification sont le tourisme agricole, la vente directe et  l’élaboration (transformation de produits agricoles), la gestion environnementale, la mise à disposition ou la location de terrains et édifices pour des usages non agricoles (chasse, pêche, tourisme, restauration, etc.), etc. Toutes ces activités n’ont comme point  commun que leur caractère non directement et techniquement agricole.

Les circuits courts

art des exploitations commercialisant leur production en circuits courts
Part des exploitations commercialisant leur production en circuits courts
Part des salariés qui travaillent dans les exploitations en circuits courts
Part des salariés qui travaillent dans les exploitations en circuits courts
Part des exploitations en circuits courts dont 75% du CA est concerné par ce mode de commercialisation
Part des exploitations en circuits courts dont 75% du CA est concerné par ce mode de commercialisation

C'est sur les circuits courts que l'agriculture du territoire se démarque le plus avec 19% des exploitations concernées (près de 1 sur 5) contre 11% dans le Morbihan et 10% sur la Bretagne. Seul le Pays d’Auray est encore plus fortement spécialisé dans les circuits courts (plus d’une exploitation sur quatre).

Définition : Les circuits courts, au sens du recensement agricole 2010, concernent les exploitations agricoles qui vendent leurs produits soit en vente directe (du producteur au consommateur) soit via un seul intermédiaire sans condition de distance kilométrique. Il ne s’agit donc pas forcément d’une filière de distribution locale de la production.

En termes d’emploi, un quart de la population active agricole du Pays de Lorient travaille dans une exploitation concernée par les circuits courts et 37% des salariés agricoles travaillent dans une exploitation avec circuits courts. Cette part est plus importante que sur tous les autres territoires observés.

Les circuits courts peuvent être le principal mode de commercialisation des exploitations. Ainsi près d'une exploitation sur deux réalise plus de 75% de son chiffre d'affaires via une commercialisation en circuits courts. Cette part est plus importante que sur le Morbihan (38%) et la Bretagne (39%).

Le mode de commercialisation est principalement la vente directe (94% dont 69% de vente à la ferme). Un peu plus de la moitié des exploitations en circuits courts passent par un seul mode de commercialisation. La vente indirecte via un commerçant concerne environ 15% des exploitations. Les mêmes proportions sont observées sur les autres territoires étudiés.

Les produits commercialisés via les circuits courts sont surtout la « viande, charcuterie » et les légumes (plus de 60%) sur tous les territoires observés. Mais les Pays de Lorient et de Saint-Malo, se démarquent par une plus forte part des légumes (33% et 43% contre 22 % sur Morbihan et 23% sur la Bretagne) et donc une moindre importance de la viande (31% et 33% contre 42% pour la Bretagne et 46% sur le Morbihan).

Les produits commercialisés via les circuits courts

Produits laitiers

œufs - volailles

Autres (viande, charcuterie…)

Légumes    

Miel

Fruits

Pays de Lorient

8,00%

12,00%

31,00%

33,00%

7%

10,00%

Pays de Vannes

11,00%

11,00%

56,00%

20,00%

5%

7,00%

Pays d'Auray

16,00%

8,00%

39,00%

26,00%

4%

5,00%

Pays de Rennes

8,00%

14,00%

43,00%

28,00%

5%

6,00%

Pays de Saint-Malo

4,00%

12,00%

33,00%

43,00%

4%

3,00%

Morbihan

11,00%

11,00%

46,00%

22,00%

6%

6,00%

Bretagne

9,00%

12,00%

42,00%

23,00%

8%

5,00%

Part des exploitations en circuits courts proposant des légumes ou fruits
Part des exploitations en circuits courts proposant des légumes ou fruits

Le cumul des produits "légumes" et "fruits" proposés en circuits court représente près de la moitié de la commercialisation pour les Pays de Lorient et Saint-Malo.