L'immobilier neuf en recul sur Lorient Agglomération

>> Soutenu par les dispositifs de défiscalisation ouverts aux investisseurs jusqu’à la fin 2012, le marché de l’immobilier neuf local suit la tendance nationale : il s’essouffle nettement en 2013. Et sur tous les plans : moins de mises en ventes et moins de ventes, tandis que les délais de commercialisation s’allongent.

>> Forte baisse des ventes sur un an : logements collectifs -37,7%

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Article paru dans le Barographe n°22, juin 2014

Sources

DREAL Bretagne, ECLN

Traitement

AudéLor

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Arnaud Le Montagner

Autre ressource

Portail de veille stratégique d'AudéLor (Netvibes)

Chute des mises sur le marché

Qu’il s’agisse des logements collectifs (237 soit -7,8%) ou des logements individuels (29 soit -46,3%) les mises sur le marché sur un an sont en nette baisse : en moyenne -14,5%. La baisse a également été constatée au niveau national avec -17% et régional avec -32%.

La demande, davantage portée par les investisseurs que par des acquéreurs de résidence principale, est en recul du fait de la suppression du dispositif Scellier au 31 décembre 2012. L’offre immobilière s’adapte en conséquence.

Ainsi, sur le marché des appartements neufs, les mises en vente de 1-2 pièces (principal produit investisseur) chutent de -43,6% sur un an, tandis qu’elles augmentent pour les produits davantage orientés résidence principale : 3 pièces (+26,1%) et 4-5 pièces (+62,1%).

Forte baisse des ventes

Les ventes de logements collectifs ont diminué de 37,7% sur 1 an et celles de logements individuels de 80%, mais sur des volumes beaucoup plus faibles. Ces baisses sont beaucoup plus importantes qu’au niveau régional (respectivement -11,4% et -8,5%), tandis qu’au niveau national les ventes sont en hausse sur un an sur les deux marchés (+2,4% et +4,0%).

Sur le marché des appartements neufs, ce sont les petits logements qui voient leur nombre de ventes diminuer le plus fortement.

Les délais s'allongent

Mécaniquement, les délais d’écoulement du stock de logements mis sur le marché de l’agglomération s’allongent : ils passent à 20,5 mois à la fin 2013 contre 11,9 mois fin 2012. Jusqu’ici le marché lorientais fonctionnait très bien au dire des professionnels du secteur immobilier.

Ses délais de commercialisation atteignent désormais la moyenne régionale qui a moins fortement augmenté (21,2 mois contre 19,4 fin 2012 pour les logements collectifs). Toutefois, le marché lorientais demeure plus serein que ceux des agglomérations de Brest (26,6 mois), Saint-Brieuc (26,4) ou Quimper (39).

Dynamique du marché des appartements neufs

Le prix du mètre carré monte

>> En hausse, le prix moyen au m² du logement neuf atteint 3221€ fin 2014

Le prix moyen au m² des logements neufs s’établit à 3221 € au 4ème trimestre 2013. L’augmentation sur un an est de +5,3%, soit un peu moins que sur la Bretagne (+6,3% à 3216 €) et le Morbihan (+7,5% à 3160 €).

Les prix sur le marché lorientais sont un peu plus élevés que sur le reste du Morbihan. La hausse s'explique par un programme haut de gamme, plutôt orienté vers la résidence principale que l’investissement, avec de grandes surfaces, sur un emplacement en centre-ville de premier choix.

Prix moyen des appartements neufs au pays de Lorient