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Du nid familial au 1er achat immobilier : le parcours (du combattant) résidentiel des jeunes actifs sur le pays de Lorient-Quimperlé

Habitat et société / Parution

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Le logement des jeunes actifs sur le pays de Lorient-Quimperlé


Le parcours résidentiel des jeunes actifs de moins de 30 ans sur le territoire de Lorient-Quimperlé est marqué par des défis majeurs : accès limité au logement locatif, prix élevés de l’immobilier et difficultés d’accession à la propriété.

 

Pourquoi le logement des jeunes actifs est-il un enjeu clé pour Lorient-Quimperlé ?

Le territoire de Lorient-Quimperlé compte 22 000 jeunes actifs de moins de 30 ans, soit 18 % de la population active. Leur accès au logement est un défi majeur, tant pour leur autonomie que pour l’attractivité économique du territoire. Entre décohabitation progressive, manque de petits logements locatifs et difficultés d’accession à la propriété, les jeunes actifs peinent à trouver des solutions adaptées à leurs besoins et à leurs budgets.

Cette étude d’AudéLor analyse les obstacles rencontrés par les jeunes actifs, en s’appuyant sur des données locales.

Qui sont les jeunes actifs concernés ?

Un jeune actif est défini comme une personne âgée de 15 à 29 ans, ayant quitté le système scolaire et intégré le marché du travail (CDI, CDD, intérim, alternance, création d’entreprise, etc.). Leur situation résidentielle varie selon leur âge, leur statut professionnel et leur niveau de diplôme :

  • 15-19 ans : 74 % vivent encore chez leurs parents.
  • 20-24 ans : 50 % ont quitté le domicile familial.
  • 25-29 ans : 80 % sont autonomes.

Parmi eux, 54 % sont en emploi, mais leurs revenus restent souvent modestes, limitant leurs possibilités de logement.

Quels sont les principaux défis du logement pour les jeunes actifs ?

1. Une décohabitation progressive, mais freinée par les coûts

La décohabitation, étape clé vers l’autonomie, est ralentie par :

  • Des loyers élevés : en 2024, un T1 coûte en moyenne 336 €/mois et un T2 538 €/mois dans le parc privé.
  • Un manque de petits logements : seuls 14 % des logements du territoire sont des T1 ou T2, alors que 41 % des ménages sont composés d’une seule personne.
  • Des aides peu connues : les APL (Aides Personnalisées au Logement) et autres dispositifs sont sous-utilisés, faute d’information ou de complexité administrative.

2. Un accès au logement locatif très tendu

  • 1 demande de logement social sur 6 est satisfaite pour les moins de 30 ans.
  • Le parc locatif privé est cher et peu disponible : les prix au m² ont augmenté de 26 % en 5 ans, rendant l’accès difficile pour les jeunes.
  • Les résidences jeunes actifs (comme les foyers Habitat Jeunes) offrent des solutions, mais les listes d’attente s’allongent.

3. L’accession à la propriété : un rêve inaccessible pour la majorité

  • Seulement 1 jeune sur 5 de moins de 30 ans est propriétaire.
  • La capacité d’emprunt médiane est de 145 000 €, alors que le prix médian d’une maison ancienne est de 276 000 €.
  • Les jeunes acheteurs se tournent vers des biens plus petits et moins chers, souvent énergivores (DPE E, F, G).
Consultez le document technique n°14

 

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Dernière mise à jour le 31/03/2026

 


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